Selon le journal Albalad du 20 janvier 11, le conseil des ministres hebdomadaire qui a eu lieu hier à Beit-Salam sous la présidence d’lkililou Dhoinine a décidé de saisir les autorités malgaches pour demander l’extradition du footballeur Ahmed Said Ali, originaire d’Anjouan, interpelé à Madagascar dans le cadre d’une affaire de trafic de Kwassa kwassa vers Moyotte.« Ce jeune homme est Comorien, le gouvernement demande naturellement qu’il soit extradé ici » selon un membre du gouvernement joint par Albalad.
Interpellé à Madagascar la semaine dernière, à la suite d’un mandat d’arrêt émis le 18 octobre 2010 par un juge d’instruction de Mayotte, Ahmed Said Ali est écroué à la prison de Majunga en attendant son extradition. La justice française aurait demandé son extradition vers Mayotte.
La question que beaucoup de juristes comoriens comme ce docteur en droit international, Soula Oizir se posent, comment la France peut-elle demander l’extradition de ce ressortissant comorien vers Mayotte alors que celle-ci viole le droit international en occupant Mayotte ?
En effet, selon la résolution onusienne n° 3385 (xxx), Mayotte fait partie des Comores.
Lors de son allocution à la tribune des Nations Unies pour la 65ème AG tenue à New York le 24 septembre dernier, le chef de l’Etat comorien a insisté sur la résolution onusienne nº 31 (IV) qui rejette toute forme de référendums ou consultations qui pourraient être organisés à Mayotte. Il a aussi incriminé l’imposition du visa Balladur : « Je tiens à souligner ici que l’imposition de ce visa en 1995, a des conséquences humainement dramatiques. Elle fait du bras de mer d’environ 70 km séparant Anjouan de l’ile sœur de Mayotte, le plus grand cimetière marin au monde, avec près de sept mille morts déjà comptabilisés» avait-il déclaré, prenant à témoin le monde entier sur ces crimes à huis clos.
Ce qui est sûr et certain, l’arrêt de ce génocide silencieux dans les eaux comoriennes, passe par le départ de la France dans l’île comorienne de Mayotte, comme l’exige la résolution n°31 (IV) qui condamne énergiquement la présence de la France à Mayotte qui constitue une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République Indépendante des Comores.
Tant que la France restera à Mayotte, il y aura toujours des « Ahmed Said Ali »
Toza de l’Equipe Wongo Moroni
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