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Alors que se déroulait dimanche 26 décembre le second tour de l'élection présidentielle aux Comores, l'opposition a dénoncé une "pagaille organisée" ainsi qu'une "fraude massive" organisée par le pouvoir sur l'île d'Anjouan lors du second tour de l'élection présidentielle dimanche aux Comores.
"Ces troubles se sont déroulés dans les localités où le candidat du pouvoir était en mauvaise position, pour pouvoir faire ensuite annuler les résultats, (...) ce sont des actions ciblées", a affirmé Saïd Larifou, qui s'exprimait au nom de plusieurs formations d'opposition au cours d'un point presse à Moroni.

Quelque 384 358 électeurs comoriens étaient appelés aux urnes ce dimanche pour désigner le futur chef de l'Etat de l'Union des Comores, qui doit succéder au président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
Comme lors du premier tour le 7 novembre, la présidentielle est couplée avec l'élection des gouverneurs des trois îles de l'archipel, un enjeu politique majeur à l'échelle de chaque île. A Grande Comore comme à Mohéli, un candidat du pouvoir et un candidat de l'opposition sont en lice. A Anjouan en revanche, d'où est originaire le président Sambi, les deux prétendants appartiennent au camp présidentiel : le gouverneur sortant Moussa Toybou y est opposé à Anissi Chamsidine, chef du protocole de la présidence.

ONCENTRATION DES FRAUDES À ANJOUAN
"Nous sommes en train de rassembler toutes les preuves pour écrire à la Cour constitutionnelle, à la CENI (Commission électorale) et au Comité de suivi international", a expliqué M. Larifou. Celui-ci a fait état de "bulletins volés, d'urnes bourrées et d'assesseurs de l'opposition chassés des bureaux" dans plusieurs localités de l'île d'Anjouan et qui concernent les deux scrutins, précisant que l'opposition "se donnait la possibilité d'y demander l'annulation des élections".

Le vote du 7 novembre avait déjà été marqué par des difficultés logistiques, et "quelques manquements", selon une mission internationale d'observation électorale, alors que des candidats d'opposition avaient déjà dénoncé des fraudes. La CENI avait pris un certain nombre de mesures pour prévenir de nouveaux problèmes lors du second tour, mais certains de ses responsables se disaient néanmoins préoccupés par la situation sur Anjouan.

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