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Un couple de jeunes Comoriens qui poursuivait des études à l’université Al Azhar au Caire, a abandonné à une voisine égyptienne son bébé de 4 mois, rapporte le quotidien d’Egypte, “Rosa Al Yousef“, du jeudi 16 décembre. Les deux jeunes comoriens auraient prétexté se rendre à l’école. Ridhoit Saïd Rizk, l’Egyptienne à qui a été confiée l’enfant, dit avoir “attendu en vain le retour du couple“. Ridhoit est partie à la gendarmerie pour annoncer le fait et il lui a été demandé de confirmer l’histoire auprès de l’ambassade des Comores au Caire.

Selon le même quotidien égyptien, l’ambassade des Comores a affirmé l’identité comorienne du jeune garçon et identifié Ismaël Ahmed Mbaé et Hadidja Ibrahim Mshangama, tous deux natifs de Mkazi en grande Comores et vivant actuellement à Marseille, comme étant ses parents. Après avoir eu vent des faits, Alwatwan a contacté les responsables de l’ambassade des Comores en Egypte qui les ont confirmés en précisant que cette histoire remonte à quatre ans et qu’elle a “fait le nécessaire pour trouver un maximum d’informations sur l’enfant à l’époque“. Selon son acte de naissance, l’enfant nommé Abdoulatuf est âgé de 4 ans aujourd’hui et a comme parents Ismaël Ahmed Mbae et Hadidja Ibrahim Mshangama natifs de Mkazi.



Saïd Cheikh, conseiller à l’ambassade des Comores en Egypte, a déclaré que l’ambassade a contacté le père de l’enfant qui vit actuellement à Marseille et l’ambassadeur a rendu visite aux parents de la famille de l’enfant aux Comores lors d’un séjour au pays, sans plus de détails. Par ailleurs, selon les investigations faites, la naissance de l’enfant est enregistrée à l’état civil d’Egypte au gouvernorat du Caire sous le nom d’Abdoulatuf. Selon le même journal, l’Egyptienne mère de trois enfants à qui a été laissée le gosse, a obtenu une autorisation du ministère de l’enseignement égyptien qui permet à son protégé malgré elle, Abdoulatuf, d’entrer dans les écoles égyptiennes en tant qu’étranger. Toutefois elle est contrainte de payer les droits d’inscription de 1200 livres égyptiens (évalué entre 80 et 90.000 francs comoriens).

Elle a, également, obtenu une autorisation de l’ambassade des Comores d’entreprendre les démarches pour inscrire l’enfant dans une école et de demander un séjour exceptionnel qui lui permettra d’étudier en attendant une décision de la justice comorienne. Ridhoit Saïd Rizk, qui doit renouveler le séjour d’Abdoulatuf tous les trois mois sans l’aide de quiconque, émet trois demandes : être dispensée de payer les droits d’inscription de l’enfant à l’école, que l’enfant rejoigne ses parents ou que l’ambassade des Comores prenne en charge l’enfant. L’ambassade a déjà fait appel au père de l’enfant pour qu’il prenne ses responsabilités en prenant en charge son enfant.

Cheha Ali et Abouhariat Saïd Abdallah
alwatwan

Le: 25/12/10
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