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Le président Sambi plaide pour les Etats fragiles au sommet mondial de la Fao sur la sécurité alimen
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Le président Sambi plaide pour les Etats fragiles au sommet mondial de la Fao sur la sécurité alimen
Le président Sambi plaide pour les Etats fragiles au sommet mondial de la Fao sur la sécurité alimen
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L’agence onusienne n’a pas réussi à obtenir des donateurs les quelques 44 milliards de dollars en aide à l’alimentation qu’elle recommandait. La déclaration finale ne contient aucun engagement financier et ne fait aucune mention de la date-buttoir de 2025 fixée par l’Onu pour l’éradication de la famine dans le monde. Le chef de l’Etat comorien a axé son allocution sur les vulnérabilités des Etats fragiles en exhortant les pays riches à poursuivre l’élan de solidarité “en vue de combattre l’insécurité alimentaire et la pauvreté…”.Quelques soixante chefs d’Etat et de gouvernement prennent part, à Rome, au sommet de l’Organisation mondiale pour l’agriculture et l’alimentation, la Fao, sur la sécurité alimentaire. L’agence onusienne a averti que le problème de la faim s’est aggravé, les prix des denrées alimentaires se maintenant à des niveaux obstinément élevés dans les pays en développement. Le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a axé son allocution sur les vulnérabilités des Etats fragiles. Il exhorte les riches à poursuivre l’élan de solidarité “en vue de combattre l’insécurité alimentaire et la pauvreté… à apporter leur appui à la mise en œuvre de nos Stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté, et à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement pour enrayer le fléau de la pauvreté, qui reste la source de nombreux des crises qui affectent nombreux de nos pays”.
Pour l’experte en politiques agraires chez Fian (une organisation internationale des Droits de l’Homme), Sofía Monsalve, la déclaration finale dissimule les principales causes de la faim, du fait qu’elle “ne mentionne à aucun moment la vente de terres agricoles de pays d’Afrique et d’Asie à des Etats et des compagnies étrangères”.Le secrétaire général de cette même organisation, Flavio Valente,estime que “la communauté des Etats doit reconnaître ouvertement son échec et nommer clairement les causes. La politique alimentaire mondiale doit être coordonnée de manière plus démocratique et transparente à partir d’une Onu renforcée et le suivi doit se fonder sur le droit humain à l’alimentation”.Des engagements aux actes Et pourtant, le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a été très précis sur la gravité de la situation alimentaire.
“La crise alimentaire actuelle est une sonnette d’alarme pour l’avenir. D’ici à 2050, notre planète pourrait
abriter jusqu’à 9,1 milliards d’êtres humains, soit plus de deux milliards de plus qu’aujourd’hui”, a souligné Ban Ki-moon. D’ici à 2050, a-t-il dit, la demande mondiale en aliments va augmenter de 70%, alors même que l’impact du changement
climatique menacera la production agricole dans les pays défavorisés. Le président Sambi, présentant la situation qui prévaut aux Comores, a révèlé que “l’Etat comorien consacre moins de 2% de son budget national à l’encadrement du secteur agricole”.’ Il conclut en affirmant que “si avec ce faible taux du budget consenti, ce secteur arrive à contribuer à
hauteur des performances de plus de 40% du Pib, 90% des recettes d’exportation et fait travailler plus de 70% de la population active, vous pouvez imaginer ce qu’un tel secteur innové, mieux encadré et valorisé peut réaliser pour atteindre la sécurité alimentaire avec ne serait ce que 10 pour cent d’appui”. En juillet dernier, les pays membres du G8 avaient promis de verser 20 milliards de dollars sur trois ans au secteur agricole. Mais, selon Livia Zoli de l’Ong ActionAid, ils n’ont
pas tenu leurs engagements. “Des 20 milliards de dollars qui avaient été promis cet été, une quantité très limitée
a été déjà versée, et seulement à peu près trois milliards des 20 milliards ont été versés aujourd’hui” a-t-elle précisé. Lors de la dernière réunion de haut niveau qui s’est tenue à Rome en juin
2008, le président de la République française, Nicola Sarkozy, avait lancé l’idée d’un partenariat mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire, articulé autour de trois piliers que sont la gouvernance avec une plate-forme ouverte de coordination stratégique, la connaissance avec la création d’un groupe de haut niveau et la finance avec l’engagement
des bailleurs de fonds de mobiliser 20 milliards Usd à la sécurité alimentaire sur trois ans. Quand on pense qu’aucune des plus hautes autorités du G8, un des huit pays les plus riches de la planète, n’a pris part au sommet de Rome, on peut se demander sur la sincérité des déclarations et engagements des uns et des autres sur le malheur du monde.
Rassemblés parAAA
ALWATWAN
















