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Le président devant les notables de Ngazidja. “Dites à l’opposition de refuser de faire partie...
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Le président devant les notables de Ngazidja. “Dites à l’opposition de refuser de faire partie des porte-malheurs de ce pays”
Des notables de Ngazidja ont été reçus à leur demande au palais présidentiel de Beit-Salam, pour “réaffirmer leur soutien” au chef de l’Etat et lui présenter “ses remerciements et ceux de toute la population pour les actions qu’il a engagées pour le développement du pays et l’amélioration de la vie de la population”.
Le notable, Ahamada Mbaé, qui a pris la parole en premier, a salué la disponibilité du président pour recevoir la notabilité. Selon lui, c’est la question de l’île comorienne de Mayotte, qui doit revenir sur la table de l’assemblée générale de l’Onu en septembre prochain, qui est à l’origine de ce remue-ménage : “Vous avez fait ce qui était de votre ressort, à nous Comoriens de sauvegarder les acquis”, a lancé Ahamada Mbaé.
“Les signes d’une diplomatie active”
Pour sa part, le notable Said Omar Ben Said Hachim, après avoir salué l’arrivée à Moroni de l’Emir de Qatar, des présidents Ahamadinejad et Kikwete, ainsi que celle d’éminentes personnalités qui ont rendu visite au pays, a déclaré que ce sont là “des signes d’une diplomatie active”.
Mohamed Soilihi, par la suite, devait déclarer que “tous les Comoriens s’en remettent à la décision de la Cour constitutionnelle”, avant de conclure : “toute la notabilité est derrière vous et elle se rangera du côté du candidat que vous aurez choisi”.
En guise de réponse, le chef de l’Etat a pris la parole pour tenir un long discours qui s’est résumé en son interprétation de l’arrêt de la Cour constitutionnelle.
Commentant l’actualité politique nationale, le président a dit : “il y a beaucoup à dire, mais le plus évident aujourd’hui, pour ceux qui ont les yeux et les oreilles ouverts, c’est que ce pays semble avoir bien des ennemis : des gens qui veulent faire fuir tout bienfait de ce pays et qui veulent y semer la discorde”.
Revenant sur la loi adoptée par le Congrès le président dit : “les urnes se sont prononcées et certains refusent leur verdict. Ceux qui ont eu le mandat de parler au nom du pays, aussi bien les députés de l’assemblée de l’Union que les conseillers des îles, se sont prononcés au moment voulu. Mais il y a des gens qui refusent leur décision. Il s’ensuit, que lorsqu’on cherche à comprendre, on se rend compte que ces gens-là ne souhaitent que du mal pour ce pays. Ils veulent un pouvoir non issu des urnes”.
Insistant sur le rôle de la cour, le président rappelle : “vous savez que les membres de la Cour constitutionnelle ont approuvé ce qui est issue du Congrès et ceci revêt une grande importance. Les gens craignaient qu’ils agissent autrement. Ainsi, nous les remercions d’avoir accepté la volonté et le choix des Comoriens. Vous savez également, que c’est auprès des membres de la Cour constitutionnelle que j’ai prêté serment le 26 mai 2006, légalisant ainsi mon investiture en tant que président”. Dans cette lancée et ce référant à l’arrêt de la cour, le président conclut : “avant-hier (samedi date où l’arrêt a été rendu, ndlr), ils m’ont de nouveau légitimé en déclarant légale ma présidence jusqu’à la tenue des élections de mon successeur. En cela, je les remercie car ils ont compris qu’il s’agissait du choix que les Comoriens ont fait à l’occasion du référendum et des élections législatives qui ont permis la composition et la tenue du Congrès”.
“Je ne peux que me soumettre et m’y conformer”
Pourquoi ne suis-je pas, alors, satisfait de leur décision? C’est qu’en même temps qu’ils légitimaient la conduite des affaires de l’Etat par le président et les vice-présidents, jusqu’à l’investiture du prochain président, ils ont restreint les attributions du président durant la période intérimaire, du 26 mai 2010 au jour de l’investiture, notamment la dissolution de l’assemblée. A ce propos, le président s’est interrogé : “Pourquoi ? Dieu seul le sait. D’ailleurs comment allais-je dissoudre une assemblée dont la majorité nous est favorable?”
Sur les limites du pouvoir intérimaire, le président explique : “ils ont également dit que je ne saurais changer de gouvernement, ce qui m’a un peu contrarié et que je ne saurais enfin modifier la composition de la Cour Constitutionnelle. Tout cela m’a contrarié mais je ne peux que me soumettre et m’y conformer”.
S’adressant à l’opposition, le président demande aux notables “d’aller lui dire que nous souhaitons voir les fruits de ce qui a été semé et recueillir les dividendes de nos lui prier de ne pas faire partie des porte-malheurs de ce pays”.
Parlant d’une délégation qui devait venir du Koweït dans les jours à venir et finalement reporté, le président estime que “les échos de certaines radios étrangères ont envoyé une image effrayante du pays et que des radios de l’intérieur du pays et de l’étranger, font tout pour salir le pays”.
Pour conclure, le président Sambi a demandé aux notables “de veiller à la sauvegarde de l’image et de la réputation positive de notre pays et de faire parler de ce dernier en bien”. “Cela, a-t-il dit, est plus important que tout le reste”.
alwatwan
















