MORONI - Les candidats de l'opposition aux législatives comoriennes ont parlé dimanche soir de possibles irrégularités lors du premier tour des élections législatives.Hormis les accusations d'erreurs administratives et de confusion dans des bureaux de vote du sud de la capitale Moroni, les opérations de vote se sont déroulées dans le calme, sous la supervision des forces armées et des observateurs déployés par l'Union africaine et la Ligue arabe.
"Dans de nombreux bureaux de vote de Moroni, les listes électorales comportaient des noms fantaisistes", a déclaré à Reuters Saïd Ahmed Saïd, candidat de l'opposition.
"Dans certains cas, le numéro d'inscription sur les listes électorales ne correspondait pas au numéro porté sur la carte électorale", a-t-il ajouté.
Des problèmes logistiques ont entraîné un retard de deux heures dans l'ouverture des bureaux de vote.
Les candidats de la coalition du président fédéral Ahmed Abdallah Sambi se présentaient à ces élections en garants de la stabilisation de l'économie de l'archipel, très endetté, et tablaient sur le calme politique relatif qui règne aux Comores depuis le renversement du rebelle Mohammed Bacar, qui avait pris le pouvoir sur l'île d'Anjouan.
L'opposition accuse Sambi de fouler aux pieds les libertés politiques, de ne pas combattre la corruption et d'intriguer pour demeurer au pouvoir. Elle a en outre accusé le pouvoir de se livrer à des pressions sur ses membres et candidats durant la campagne.
Une réforme du système politique visant à fédérer les institutions jusqu'ici indépendantes de l'Union des Comores a été approuvée en mai. Elle permet à Sambi de proroger sa présidence jusqu'en 2011.
En vertu de cette réforme, les Comoriens sont appelés à élire, lors de deux tours, 24 députés qui siégeront à l'Assemblée nationale. Chaque île - Grande Comore, Anjouan et Mohéli - devra élire ensuite trois députés. Cela formera une chambre qui comptera au total 33 membres.
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