Les Comores sont éliminées, mardi dernier à Maputo, par le Mozambique des préliminaires de la Coupe du monde de la Fifa, Brésil 2014. A l’aller comme au retour, la sélection nationale n’a pu rien faire contre des Mambas qui se sont sentis pousser des ailes après leur victoire à Mitsamihuli le 11 novembre dernier. Dans les milieux sportifs, deux questions reviennent le plus souvent : Qui sont les responsables de cette élimination prématurée? Pourquoi le score est aussi large et net (4-1) après avoir encaissé un seul but à l’aller? Les supporters herchent, en effet, à savoir quelles ont été les raisons de cette lourde défaite.Ils espèrent, surtout, que la conférence de presse du coach ne se contentera pas de ressasser des généralités, mais saura plutôt apporter des réponses claires à cette lancinante interrogation. Mais, certains spécialistes ne se privent pas de livrer leurs analyses du match. Première explication de l’échec des Coelacanthes : le staff d’Ali Mbaé Camara a superbement ignoré ce précieux adage qui veut qu’”on ne change pas une équipe qui gagne“. Camara doit des explications aux supporteurs des Coelacanthes sur ses choix tactiques et comment il a composé l’équipe rentrante. Pourquoi Mourade Ali, Mohamed Hassani et Mahamoud Ali sont rentrés en jeu en lieu et place de Ben Hamadi Ybnou Charaf, Mahamoud Mroivili et Djamal Mohamed, titulaires à l’aller.
Par ailleurs, il faut rappeler que l’équipe est, en dehors des matchs à domicile, abandonnée par l’Etat. Les Coelacanthes sont la seule sélection nationale à se déplacer à l’étranger sans être accompagnée d’une autorité sportive nationale. La Fédération comorienne de football regrette que le gouvernement ne supporte ni physiquement ni financièrement le Onze national. Pour les deux matchs, la Fcf a déboursé environ 18 millions sans aucun soutien de l’Etat. Et aucune autorité gouvernementale de l’Union n’a daigné faire le déplacement pour rencontrer ceux-là même qui défendent les couleurs nationales à l’extérieur.
Difficile donc d’attribuer à la seule direction technique nationale (Dtn) la responsabilité de la défaite. Même si, convenons-en, celle-ci a des choses à se reprocher. Depuis le match amical qui avait opposé, en aout 2010 à Majunga, Madagascar aux Comores, les Coelacanthes ne se sont plus mesurés à une autre équipe. Les Comores payent ainsi au prix fort l’absence de volonté de la part de l’exécutif central d’appuyer le sport. Et aussi longtemps qu’il en sera ainsi, l’équipe nationale collectionnera les échecs, les uns après les autres. Pourvu que je me trompe…
Elie-Dine Djouma
Alwatwan

















