Du samedi 9 au jeudi 15 juillet 2011 se tient, à la salle de conférence de la direction anjouanaise des douanes, une formation des formateurs de l’Armée nationale de développement (And), à laquelle prend part une trentaine d’agents de la gendarmerie nationale et de la Force comorienne de défense (Fcd). Officiellement ouverte par le chef d’état-major de l’armée nationale, le colonel Abdallah Gamil, cette formation a pour objectif de “renforcer les capacités des agents des forces nationales de sécurité“. C’est l’une des composantes du projet dit de “réforme du secteur sécuritaire en Union des Comores”, financées par le Fonds de consolidation de la paix aux Comores du Système des Nations unies (Snu). Intervenant au nom du représentant résident du Snu aux Comores, Youssouf Mbechezi a expliqué le dessein d’un tel projet. “Il convient de rappeler que malgré la stabilité et le calme qui prévalent actuellement dans ce pays, la situation post-conflit demeure fragile“, a-t-il déclaré. Et de poursuivre : “Ces initiatives de renforcement des capacités techniques et opérationnelles devraient contribuer à une réduction du nombre de violation des droits de l’homme et à asseoir les fondements de l’Etat de droit et de la sécurité civile.”
En plus de vouloir former et remettre à niveau huit cent agents des forces comoriennes de défense et quarante cadres supérieurs de la Fcd et de la gendarmerie, le projet “réforme du secteur sécuritaire en Union des Comores” a, d’après Youssouf Mbechezi, actuellement entrepris de “réhabiliter l’Ecole nationale des forces armées et de la gendarmerie (Enfag)“. Réhabilitation qui devrait prendre fin d’ici à la fin de cette année 2011. Les cinq jours de recyclage des militaires comoriens porteront sur un ensemble de thèmes bien choisis, et qui seront développés tour à tour par des officiers supérieurs de l’armée comorienne et des experts du Pnud.
L’on parlera notamment de la déontologie militaire et de l’éducation civique, de l’analyse des conflits politico-armés sous l’angle de la consolidation de la paix, du maintien de l’ordre, du droit international humanitaire, mais également de la Cour pénale internationale, du Droit pénal spécial, de la lutte contre la torture, ou encore des relations entre civiles et militaires. Rappelons que dans le cadre du renforcement de la sécurité et de la sûreté nationale, le Pnud, à travers son Fonds de consolidation de la paix, finance la construction d’une école nationale de police à Anjouan, et a déjà dispensé, du 13 au 18 juin dernier à Mutsamudu, une formation de recyclage similaire aux agents de la police nationale.
SM
ALWATWAN

















