Deux ans après le crash de l'A310 de Yemenia Airways, qui s'est abîmé en mer le 30 juin 2009 au large des Comores, les familles des victimes dénoncent "l'enlisement" de l'enquête. Comparaison est faite avec l'avancement des recherches sur la catastrophe du vol AF 447 entre Rio et Paris, survenu un mois avant. Selon l'avocat d'une vingtaine de familles de victimes, "Yemenia refuse de coopérer à l'enquête", et "les familles ne connaissent toujours pas les causes de l'accident". Maître Said Larifou dit avoir adressé une lettre au président de la République Nicolas Sarkozy, dénonçant "l'impunité et la tolérance dont bénéficie Yemenia".
Sur les 153 passagers de l'avion au moment du drame, seule une adolescente de 14 ans avait survécu. Embarqués à Paris ou Marseille à bord d'un A330 récent, les passagers avaient changé d'appareil à Sanaa au Yemen, pour embarquer dans un A310 mis en service il y a dix-neuf ans.
Selon l'avocat des familles, Yemenia cumule les incidents au départ de Sanaa faute d'une maintenance satisfaisante de ses appareils. Menacée à plusieurs reprises de figurer sur la liste noire de Bruxelles, la compagnie aérienne yéménite y échappe à ce jour en étant plus vigilante avec ses avions qui se posent en Europe.
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