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Le visa Balladur est considéré comme principale cause du travail de l’enfant dans toutes ses formes. De nombreuses interprétations laissent comprendre que bon nombre des enfants exploités dans les grandes villes des Comores sont des orphelins à l’immigration clandestine d’Anjouan Mayotte.

Le gouverneur d’Anjouan, Anissi Chamsidine, a estimé que le visa Balladur est l’une des principales causes du travail des enfants aux Comores. «Le visa Balladur a fait de sa manche Anjouan—Mayotte (PHOTO) le plus grand cimetière du monde avec des milliers de morts dont bon nombre des parents des enfants qu’on retrouve dans les rues de Moroni et de Mutsamudu», a-t-il dit lors de la célébration de la journée internationale de lutte contre le travail des enfants jeudi.
A défaut de statistiques précises, Chrisian Ntsay, représentant de l’Organisation Internationale du travail (OIT) basée à Antananarivo, a exprimé en quelques milliers le nombre des enfants comoriens de 5 à 17 ans qui sont économiquement actifs.

Selon lui, nombreux d’entre eux sont exploités en milieu rural. «A Anjouan, 14% des enfants sont exposés aux travaux dangereux en milieu rural » a-t-il souligné. Le maire de Mutsamudu Ali Saïd Chahalane a annoncé, à cette occasion, que la circulation nocturne des enfants non assistés par leurs parents sera interdite à Anjouan à partir du premier juillet.

Le travail des enfants, rappelons-le, est devenu de plus en plus fréquent dans nos villes, Beaucoup d’enfants, sont dans les rues comme des petits vendeurs, dans les ménages comme des domestiques et dans les villes, victimes de l’exploitation sexuelle et politiques.

A noter que les Comoriens doivent se munir d’un visa français pour se promener librement chez eux. De ce fait, de nombreux Comoriens ont été assassinés par la police française sur la mer séparant Anjouan et Mayotte.

Source : Albalad Comores, 24 juin 2011.

Le: 26/06/11
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