Sécurité nationale : mise en chantier de l’Ecole nationale de la police à Ndzuwani
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Le projet de construction d’une école nationale de la police (Enp) est entré en chantier. Lundi après-midi, ce fut la pose de la première pierre de cet établissement, à Patsy sur l’île de Ndzuwani La cérémonie a été honorée par la présence de plusieurs personnalités publiques, dont le ministre de l’Intérieur, Hamada Abdallah, le gouverneur de l’île, Anissi Chamsidine, le directeur général de la police, Abou Achirafi, ou encore le représentant du Système des nations unies aux Comores, Joseph Pihi, . La mise en chantier de cette école entre, rappelons-le, dans le cadre du projet “restructuration et renforcement des capacités opérationnelles de la police nationale”, financé par le Fonds de consolidation de la paix du Programme des nations unies pour le développement (Pnud). La construction du bâtiment elle-même coûtera 200.000 dollars Us (soit 68 millions de francs comoriens), et elle est prévue de s’achever à la fin de cette année 2011. D’après Abou Achirafi, l’école formera des policiers jusqu’au niveau officier, et assurera parallèlement le recyclage d’anciens agents. Au cours de la cérémonie, le gouverneur de l’île, le représentant du coordonnateur du Snu et le ministre de l’Intérieur ont prononcé chacun un discours. Celui du gouverneur ressemblait plus à un plaidoyer en faveur des futurs sortants de l’Enp. “La construction de l’école n’est pas tout. Il ne serait pas normal de dépenser des millions pour former des policiers, si après on ne les emploie pas. Il faut déjà réfléchir à cela. Par ailleurs, la police de l’île n’a pas de bâtiment. Il est urgent de doter Ndzuwani d’un commissariat central digne de ce nom et des brigades périphériques.” Ce dernier souci du gouverneur a été vite enlevé par le ministre, qui a tout de suite promis que “le commissariat central à Ndzuwani ne louera plus de bâtiment”. Et, dans un cadre plus global, il a fait part des ambitions du nouveau gouvernement vis-à-vis de la police nationale. “Une des mes premières réalisations depuis les deux semaines que je suis nommé à la tête de ce ministre, c’est de rendre effective l’unification de notre police. Mais nous espérons plus pour elle. Nous allons faire en sorte que la police comorienne retrouve le niveau des polices des pays développés. Car c’est une police unie et efficace qui symbolisera et affermira l’unité nationale”, le ministre Hamada Abdallah. D’après le patron de la Direction générale de la police et de la Sûreté du Territoire, Abou Achirafi Ali Bacar, la police nationale emploie actuellement entre quatre cents et cinq cents agents. Mais, d’après lui toujours, le nouveau cadre organique prévoit de rehausser cet effectif à sept cent cinquante. L’institution fonctionne cependant avec une insuffisance de moyens, d’où l’octroi récent par le Pnud, dans le cadre du même projet, d’un lot de matériel de fonctionnement (véhicule et divers outils), ainsi que la programmation de nombreux ateliers de formation entrant dans un cadre global de renforcement de capacités des agents. Une de ces formations se déroule du 13 au 20 juin à Ndzuwani et regroupe des policiers venus de l’ensemble du territoire.
SM
Alwatwan
















