Les Comoriens à plus de 60%, selon la Cour Constitutionnelle, ont désigné le docteur DHOININE Ikililou à la magistrature suprême de l’Union des Comores dans le cadre du troisième tour de la Tournante présidentielle.Il faut d’abord souligner que le prédécesseur d’Ikililou, le Mollah Sambi, a tout fait pour ne pas céder sa place ; il a modifié certaines dispositions importantes de principes de la constitution du 23 décembre 2001 ramenant le mandat présidentiel de 4 à 5 ans et créant un poste de troisième Vice-président dans l’île dont sera originaire le Président de l’Union avant de faire voter par le Congrès une loi prorogeant son mandat dont la fin est établie le 26 mai 2010 au 11 novembre 2011.
Sambi le Mollah a fait le tour des Chefs d’Etat africains pour plaider sa cause mais en vain : Les dirigeants politiques de l’île de Mohéli ont su trouver les mots et poser les actes qui ont convaincu toute la population de l’île à faire barrage aux visées scandaleux du Mollah Sambi.
Sambi s’est exprimé à plusieurs reprises pour justifier son obstination à vouloir se proroger le mandat en expliquant que le Président Azali, premier Président de la Tournante originaire de la Grande Comores, aurait passé 7 ans au pouvoir, faisant fi le fait qu’Azali est arrivé au pouvoir le 30 avril 1999 par un coup d’Etat avant de se faire élire en avril 2002 pour un mandat constitutionnel de 4 ans. Lorsque le printemps arabe a changé radicalement la psychologie géopolitique internationale par rapport au Moyen et Proche orient, Sambi s’est trouvé coincé car il ne peut plus compter sur le soutien de ses amis comme Khaddafi le libyen et Ahmadinidjad d’Iran.
Il a fini par accepter des élections présidentielles en novembre et décembre 2010 mais a multiplié honteusement ses stratagèmes pour que l’investiture de celui qui est élu ne soit organisée qu’en avril 2011.
Le jour de l’investiture, malgré ses talents reconnus d’orateur hors du commun, il n’a pas pu cacher sa colère contre tous ceux qui l’ont poussé dehors ; il dira, entre autres, qu’il n’excuse personne sauf si le concerné vienne lui faire allégeance ce qui est quand même curieux pour quelqu’un qui se dit musulman ! Un diplomate sur place le jour de l’investiture s’exclamera : « Pathétique » ! Sambi finira même et sans scrupule par lâcher « Salama yaho Ndjéma Ikililou », ce qui, pour un comorien, veut tout simplement dire que « tu récolteras ce que tu as semé » !
Ikililou fut donc élu avec comme slogan de campagne « Le relais qui rassure » !
Dès sa prise de fonction, l’observateur averti de la vie politique comorienne aura constaté son caractère « hésitant », « indécis » mais surtout saugrenu ! Après avoir « bénéficié » de presque 5 mois pour constituer son équipe gouvernementale, l’accouchement de son premier gouvernement fut par césarienne et le bébé nouveau-né semble être un prématuré ou en tous les cas il faudra beaucoup d’antibiotiques pour le sauver des infections qui sont d’ailleurs visibles à l’œil nu avant même de procéder à des analyses de labo !
Les Comoriens, très naïfs, ont cru que c’est juste une équipe de transition oubliant qu’Ikililou est justement un véritable produit, le successeur le plus loyal désigné par Sambi lui-même, dans tous les sens !
ABDOULKARIM SAID ABBAS
Le blog d'Inoussa

















